Faouzia Hilmy calligraphe

faouzia hilmy calligrapheD’origine marocaine, je suis née en 1974 à Toulouse. Je passe mon enfance et mon adolescence dans la ville rose, puis je stoppe mes études et j’enchaîne avec de petits jobs. Insatisfaite de cette vie sans phare, sans étoiles, je décide de reprendre mes études à Paris. Mais le marketing, malgré l’obtention d’une maîtrise, ne me satisfait pas. Je travaille comme responsable de magasin, place de la Bastille, avec un sentiment de vide et de frustration. Je cherche ma voie depuis toujours, en vain.

A 29 ans j’entreprends un voyage seule aux États-Unis. Assise sur un banc, face à la mer, dans la baie de San Francisco, je fais une prière : « Faites que je trouve enfin ma voie ». Je prie si fort que ma prière est exaucée. Par la providence ? Par la vocation ? Le miracle a lieu à mon retour en France.

Dans un cybercafé je tombe sur une annonce. Le lendemain je prends mon premier cours de calligraphie arabe avec deux calligraphes syriens. C’est une véritable révélation. J’éprouve une fascination pour ces lettres aux lignes complexes et harmonieuses, qui me rappellent les cours d’arabe que j’ai pris durant mon enfance et mon adolescence.

Je décide alors de tout quitter pour me lancer à plein temps dans cet apprentissage. La passion pour cet art millénaire ne me quittera plus.

France 2 : La Nuit du Ramadan. Réalisation d'une calligraphie en live
France 2 : La Nuit du Ramadan. Réalisation d’une calligraphie en live

Ma vie bascule progressivement du mal être à l’épanouissement, c’est un phénomène de résilience par la pratique de l’art. L’apprentissage de la calligraphie arabe dure plusieurs années et exige beaucoup de travail, c’est une épreuve que je dépasse et qui m’amène à ouvrir un blog sur Internet tout en créant mes premières compositions calligraphiques.
Le succès vient. Des particuliers, mais aussi de grandes marques me sollicitent pour des collaborations artistiques et publicitaires. J’expose d’abord à Toulouse, puis dans de nombreux pays à l’étranger.

Dans un métier traditionnellement masculin, je suis devenue l’une des rares femmes calligraphes arabes.